Si le malaise du secteur touristique corse est souvent évoqué, la situation actuelle est jugée critique par plusieurs acteurs de terrain. César Filippi, président d'un groupement de professionnels, met en lumière un phénomène inquiétant : actuellement, 14 hôtels sont en vente sur l'île, signalant une véritable crise du secteur. Cette tendance, selon Filippi, reflète un déclin inquiétant du tourisme insulaire.
Des statistiques fournies par le Groupement Hôtelier et Restauration (GHR) de Corse révèlent une augmentation alarmante de 36,3 % des radiations d'entreprises en 2025. Comparativement au reste de la France, la Corse fait face à 33 % de défaillances en plus. Ces chiffres préoccupants interpellent sur les défis que le secteur doit surmonter.
Dans ce contexte, la présidente nationale des GHR a récemment lancé un appel à l'État, après avoir tenu plusieurs réunions en préfecture. Elle plaide pour une sécurisation des dessertes aériennes, ainsi qu'une maîtrise des tarifs des billets. De plus, elle réclame un soutien financier pour le logement des saisonniers, à travers un reversement de la TVA. Ces propositions visent à redynamiser un secteur en difficulté et à préserver l'identité touristique de la Corse.
Les experts s'accordent à dire que des mesures rapides et décideurs sont nécessaires pour redresser la situation. Jean-Pierre Moracchini, économiste spécialisé dans le tourisme, affirme : "Sans intervention immédiate, nous risquons de voir une désertification de notre offre touristique. La Corse doit devenir une priorité pour nos décideurs."
Face à cette crise, les acteurs du tourisme insulaire espèrent qu'une mobilisation collective permettra de surmonter cette épreuve, assurant ainsi la pérennité de ce secteur vital pour l'économie corse.







