Une mesure significative vient d'être enregistrée : ce samedi 27 juin, les prix du gazole et de l'essence SP95-E10 ont baissé sous les 1,90 euro le litre en France, tandis que le SP98 se négocie à moins de 2,00 euros le litre. C'est un seuil symbolique que la France n'avait pas connu depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, selon les données gouvernementales.
À 11h00, le prix du SP95-E10, carburant le plus couramment utilisé, était affiché à 1,894 euro le litre, en légère baisse par rapport à 1,90 euro la veille. Pour ce qui est du gazole, qui avait connu une flambée des prix, il est désormais proposé à 1,895 euro le litre, contre 1,904 euro précédemment. Le SP98, souvent utilisé par les véhicules plus anciens, s'échangeait à 1,998 euro le litre, une première depuis la mi-mars où il était systématiquement au-dessus de 2,00 euros.
Baisse due aux fluctuations pétrolières
Cette diminution des prix des carburants fait suite à une baisse continue des cours du pétrole, notamment à la suite des déclarations de Donald Trump mi-juin au sujet d'un accord avec l'Iran visant à mettre un terme au conflit. Cependant, ces tarifs restent encore supérieurs d'environ 10% à ceux observés juste avant les premiers impacts du conflit en France.
Vendredi, le prix du baril de Brent a chuté de 4,3% pour atteindre 71,99 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a reculé de 3,74% à 69,23 dollars. Ces prix se rapprochent des niveaux antérieurs à la guerre.
Cependant, l'atmosphère reste tendue. En effet, l'Iran a dénoncé une « violation flagrante » de l'accord après les frappes militaires américaines sur son territoire. Ce conflit a également vu les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, déclarer avoir attaqué des positions américaines en réponse.
De plus, un événement inquiétant a eu lieu avec un pétrolier atteint par un projectile non identifié dans le détroit d'Ormuz, comme l'a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO.
La situation reste précaire malgré ces baisses temporaires de prix, et les analystes s'interrogent sur l'impact de l'évolution de la géopolitique sur le marché pétrolier dans les semaines à venir. En effet, comme l'indique un expert du secteur, « tant que les tensions demeurent au Moyen-Orient, la volatilité des prix sera inévitable ».







