Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, a été capturé et incarcéré samedi à New York, marquant un tournant important dans la crise politique du pays. Les autorités américaines ont annoncé leur intention de "diriger" la transition politique au Venezuela et d'exploiter ses vastes ressources pétrolières.
Des images diffusées par l'AFP montrent Maduro sortant d'un avion escorte à New York, suivi de son transfert en hélicoptère vers Manhattan. La Maison Blanche a partagé une vidéo où l'on voit le président menotté dans les bureaux de la Drug Enforcement Administration (DEA). "Bonsoir, bonne année", a-t-il déclaré avant d'être conduit dans une prison fédérale à Brooklyn.
Nicolas Maduro, âgé de 63 ans, doit faire face à des accusations graves, notamment de "narcoterrorisme" et d'importation de cocaïne. Son arrestation s'est déroulée dans le cadre d'opérations militaires menées par les États-Unis, qui ont duré plusieurs mois. Malgré ces événements, l'avenir du Venezuela demeure incertain, avec des millions de citoyens se demandant quelle sera la prochaine étape.
Les déclarations du président Donald Trump à ce sujet laissent entrevoir que les États-Unis envisagent un rôle de leader dans le processus de transition avorté. "Nous allons gérer le pays jusqu'à préparer une transition appropriée", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse en Floride. Cependant, aucune explication claire sur les moyens d'action n'a été fournie, et les rues de Caracas restent étrangement calmes, témoignant de l'absence de présence militaire américaine visible.
Trump a également laissé entendre que les compagnies pétrolières américaines pourraient bientôt avoir la possibilité d'exploiter les ressources pétrolières du pays. "Une seconde attaque plus importante" pourrait être envisagée si nécessaire, a-t-il ajouté. Le général Dan Caine, chef d'état-major américain, a expliqué que l'opération, baptisée "Absolute Resolve", a mobilisé plus de 150 avions et que Maduro et son épouse ont capitulé sans résistance.
Les retombées de cette opération commencent à se faire sentir. À Caracas, la tension est palpable. Alors que des milliers d'exilés à travers le monde célèbrent la chute de Maduro, d'autres, comme Katia Briceño, une universitaire de 54 ans, s'interrogent : "Comment justifier l'ingérence d'un gouvernement étranger ?" Cette question se pose alors que la Cour suprême du Venezuela a confié l'intérim du pouvoir à Delcy Rodriguez, vice-présidente, tout en maintenant Maduro en tant que président "légitime".
Les réactions ne se font pas attendre. La militante de l'opposition, Maria Corina Machado, a exprimé : "L'heure de la liberté est arrivée", appelant à ce que l'exilé Edmundo Gonzalez Urrutia prenne les rênes immédiatement. Pendant ce temps, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira pour répondre à ces évolutions, à la demande du Venezuela.
Alors que le pays est en pleine tempête, l'incertitude demeure palpable parmi la population, encore sous le choc de cette tournure d'événements. Comment le peuple vénézuélien, déjà éprouvé par des crises économiques et politiques, réagira-t-il face à cette nouvelle réalité ?







