Le président des États-Unis, Donald Trump, a réagi avec fermeté aux récentes violences en Iran, menaçant de frappes "très dures" si le gouvernement iranien continuait d’attaquer des civils. Les affrontements en cours, qui ont déjà coûté la vie à au moins 12 personnes, mettent en lumière les profondes frustrations économiques et politiques au sein de la population.
Les manifestations, qui ont pris forme à Téhéran fin décembre en raison de l'hyperinflation et de la crise économique, se sont rapidement étendues à plusieurs villes du pays, témoignant d'un mécontentement généralisé. Selon Le Monde, ces protestations ont touché plusieurs localités, allant de petites communes à des centres urbains plus importants.
"Nous suivons cela de très près. Si le gouvernement commence à éliminer des gens comme dans le passé, ils feront face à une réaction sévère des États-Unis", a déclaré Trump alors qu'il survolait le pays à bord de l'Air Force One.
En réponse à l’augmentation des tensions, le gouvernement iranien a annoncé une aide financière de 10 millions de rials (environ 6 euros) par personne pendant quatre mois, une tentative d’apaiser les réclamations populaires face à une situation économique critique. En effet, le salaire moyen en Iran est d'environ 170 euros par mois, un chiffre bien en deçà des standards historiques, comme le rapporte France Info.
Les manifestations se poursuivent à Téhéran malgré une présence renforcée des forces de sécurité, qui ont été observées utilisant du gaz lacrymogène pour disperser des groupes. Des slogans tels que "Mort au dictateur" résonnent dans les rues, témoignages d'un mécontentement croissant contre le régime actuel.
Les tensions sont particulièrement vives dans l'ouest du pays, où des rapports d’affrontements à Malekshahi ont fait état de violences croissantes. Selon Human Rights Watch, les forces de sécurité auraient ouvert le feu, suscitant des préoccupations majeures quant à la gestion des manifestations.
Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a reconnu la légitimité des revendications économiques des manifestants tout en affirmant que les émeutiers devaient être "remis à leur place". Ce balancement entre répression et tentative de dialogue souligne la précarité de la situation, tant pour les autorités que pour les citoyens. La communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de cette crise, qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières iraniennes.







