Depuis l'entrée en vigueur des nouveaux droits de douane américains le 7 août 2025, les petites entreprises européennes, telles que Skinhaptics, une start-up parisienne spécialisée dans les cosmétiques, ressentent un impact significatif. En effet, ces taxes, qui atteignent jusqu'à 15%, entravent leur capacité à concurrencer sur un marché déjà difficile.
Dans un contexte où le déficit commercial des États-Unis atteint des sommets, le président Trump a jugé nécessaire d'augmenter ces impostos pour tenter de réduire le déficit commercial qui s'élevait à 920 milliards de dollars en 2024, un chiffre qui préoccupe de nombreux économistes. Le Monde a récemment souligné que cette décision pourrait entraîner des répercussions négatives sur l'emploi au sein des PME, qui ne bénéficient pas des mêmes ressources que les grandes entreprises.
Selon un expert en commerce international, Pierre Laurent, "ces taxes pourraient réduire la compétitivité des petites entreprises européennes, qui ont déjà du mal à s’implanter sur le marché américain." L'inquiétude grandissante au sein de l'industrie des cosmétiques est palpable, alors que des entreprises comme Skinhaptics voient leurs projections de croissance remises en question.
Les décideurs politiques européens ont également exprimé des préoccupations face à l'impact de ces nouvelles taxes. Euractiv rapporte que l'Union européenne pourrait envisager des mesures de réciprocité pour protéger ses entreprises, mais cela ne ferait qu'intensifier les tensions commerciales entre l'Europe et les États-Unis.
La situation de Skinhaptics est un exemple révélateur des défis auxquels les PME européennes font face dans un monde commercial transformé par les politiques protectionnistes de Trump, remettant en question la pérennité de milliers d'emplois en France.







