Les finances de l'université du Mans se trouvent en péril après l'annonce de nouvelles mesures de l'État, portant le déficit à près de trois millions d'euros. Un coup dur alors que l'établissement cherche à promouvoir de nouveaux projets.
Jérôme Baray, professeur de gestion et vice-président de Le Mans université, exprime sa frustration face à ces développements. Il souligne que les récentes décisions du ministère de l’Enseignement supérieur mettent en péril l'équilibre des finances de l'université.
En juillet 2025, l'université avait enregistré un déficit d'un million d'euros, accompagné d'un plan de retour à l’équilibre. Quelle est la situation en ce début d'année 2026 ?
Ce plan, qui devait être mis en œuvre sur une période de trois ans, avait initialement permis de prendre des mesures pour résorber le déficit. Toutefois, cette dynamique semble compromise.
Est-ce toujours le cas ?
En décembre, de nouvelles annonces du ministère ont provoqué une onde de choc : augmentation des cotisations retraites des fonctionnaires sans aucune garantie de compensation, mettant les établissements dans une situation financière délicate.
Les experts s'inquiètent de cette situation. Pour Laurence Mottet, économiste à l'Université de Paris, "ces décisions vont à l'encontre des objectifs de développement des universités, en particulier celles qui tentent d'élargir leur offre de formation comme celle de psychologie qui ouvrira bientôt ses portes au Mans".
En conclusion, l'université du Mans doit maintenant naviguer dans ces eaux troubles pour assurer son avenir tout en continuant à développer des projets d'envergure. "Il est crucial d'explorer toutes les pistes pour trouver des financements alternatifs", renchérit Jérôme Baray.







