Marylise Léon, invitée sur France Inter, a déclaré qu'un "vrai débat" sur l'intelligence artificielle (IA) dans les entreprises est devenu "urgentissime". Elle a souligné que l'IA ne supprime pas d'emplois par elle-même, mais c'est plutôt les décisions des entreprises qui façonnent cette réalité. "Ce n'est pas l'IA qui est responsable, mais les choix d'organisation que prennent les entreprises qui découlent souvent d'une pression pour augmenter la productivité", a-t-elle affirmé.
"L'IA est utilisée dans un cadre personnel par de nombreux travailleurs, mais son déploiement au sein des entreprises ne fait pas toujours l'objet d'un dialogue social approprié", a ajouté Léon.
Aux yeux de la dirigeante syndicale, il est essentiel que la question de l'impact de l'IA sur l'emploi soit discutée au sein des entreprises. "La transformation des métiers apportée par l'IA est inévitable, et nous devons aborder cette transition de manière collective," a-t-elle insisté.
Le rôle des organisations et l'adaptation des travailleurs
Léon a averti que l'IA pourrait conduire à la fois à la création et à la disparition d'emplois, rendant encore plus cruciale la nécessité d'un accompagnement des salariés durant cette transition. "Les choix organisationnels sont au cœur de ces mutations. C'est pourquoi il est impératif de discuter avec les représentants du personnel de la façon dont l'IA pourra évoluer dans notre environnement de travail", a-t-elle tenu à préciser.
Des entreprises comme la Société Générale et Capgemini ont récemment annoncé des coupes d’emplois, évoquant l'IA comme un moteur de cette stratégie. "La Société Générale a planifié la suppression de 1 800 postes d'ici 2027 pour intégrer davantage l'IA dans ses opérations," a rapporté BFM TV.
En conclusion, Marylise Léon appelle à un dialogue constructif sur l'IA pour garantir que les préoccupations des travailleurs soient prises en compte et que des solutions adaptées soient mises en place pour faire face aux enjeux de l'avenir du travail.







