Herning (Danemark) – Les Bleus, en feu et motivés, ont infligé une défaite retentissante au Portugal (46-38) samedi à Herning, les propulsant vers le tour principal de l'Euro après ce deuxième match très attendu.
Fort de quatre points, l'équipe de France, tenante du titre, se positionne favorablement dans le groupe I, occupant provisoirement les deux premières places, essentielles pour atteindre les demi-finales, en attendant les résultats des autres rencontres (Espagne-Danemark et Allemagne-Norvège).
Suite à leur déception face aux Danois (32-29) deux jours auparavant, les Français, portés par un Charles Bolzinger exceptionnel, ont démystifié le Portugal, qui représentait pourtant la quatrième meilleure attaque de l'Euro, et contre qui ils avaient dû batailler l’an passé pour décrocher le bronze au Mondial (35-34).
Cette fois-ci, le suspense a rapidement cédé la place à une véritable démonstration de force.
Les statistiques sont éloquentes : 28 buts inscrits en première mi-temps, un record pour un Euro, et 88% d'efficacité au tir durant ce premier acte (78% au total). Les frères Martim et Kiko Costa, considérés comme les principaux dangers pour les Bleus, ont été réduits à l'impuissance, ne marquant que cinq buts au total. Les Français ont réalisé un match quasi parfait.
En termes de jeu, la performance a été tout aussi impressionnante. Les hommes de Guillaume Gille prenaient déjà cinq buts d’avance au bout de 10 minutes, Dika Mem marquant un but sublime pour illustrer son match impeccable (8/8).
Mem et Bolzinger dans un grand jour
Leurs coéquipiers ont également été à la hauteur de l'événement : Ludovic Fabregas, avec deux interceptions décisives en début de rencontre, a su inspirer un départ fulgurant, tandis que Thibaud Briet (4/5) et Elohim Prandi (3/5) ont également impressionné par leur puissance offensive.
Les Bleus ont démontré une efficacité sans faille pendant près de 20 minutes avant que Melvyn Richardson (5/8) ne soit stoppé par Pedro Tonicher.
Ce dernier et son coéquipier Gustavo Capdeville ont vécu un match éprouvant, un contraste flagrant avec la belle performance de Charles Bolzinger. Le gardien montpelliérain avait déjà marqué les esprits lors du Mondial dernier, et ce samedi, il a été intraitable, réalisant sept arrêts en première période.
Bien que moins décisif après la pause, il a tout de même effectué deux parades supplémentaires avant de faire entrer Rémi Desbonnet sur le terrain.
Du côté portugais, Victor Iturizza a également montré un bel équilibre dans ses performances (5/5), mais la France ne faiblissait pas. Au total, ce match a vu le record de 84 buts marqués, un événement sans précédent dans l'histoire des Euros.
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