Dans un contexte international marqué par l'émergence des drones sur le champ de bataille, la Marine nationale française a décidé de donner un coup d'accélérateur à ses capacités de défense avec le lancement du programme "Danae". Ce programme se compose de sept projets innovants, développés par des start-up et des entreprises renommées comme Thales et Naval Group, actuellement en phase d'évaluation. L'objectif ? Renforcer la sécurité portuaire et assurer l'escorte des navires.
Les drones ont révolutionné le paysage des conflits, comme le montre le conflit en Ukraine, où leur utilisation devient chaque jour plus cruciale. L'amiral Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la Marine, a souligné que les drones "vont avoir une place de plus en plus importante" dans les opérations navales.
Face à cette réalité, la Marine française a donc lancé le projet "Danae", acronyme de Drone de surface Autonome Naval avec une capacité d'Armement Embarqué. Ce projet, élaboré en collaboration avec l'Agence de l'innovation de défense (AID), vise à doter la marine de drones pour assurer la protection des ports, mais aussi pour escorter les navires de manière sécurisée. La recherche se concentre sur un drone capable non seulement de surveiller mais aussi de potentiellement engager des cibles.
PME aux côtés d'acteurs reconnus
Un appel à projet a été lancé en 2025 pour explorer ces nouvelles solutions, et sept propositions sont actuellement en phase de test. Ce processus implique de grandes entreprises tout autant que des PME et start-up, telles que Keys4sea, SeaOwl Group, Marine Tech et SEAir, qui collaborent avec des poids lourds de l'industrie comme Thales ou la filiale Sirehna de Naval Group.
Dans la suite de ce projet, "les trois meilleures solutions seront retenues pour une phase de construction de prototypes. À l'issue de celle-ci, qui devrait s'étendre sur 12 à 18 mois, le projet vainqueur sera commandé pour intégrer la flotte de la Marine nationale", explique Jean-François Thomas, responsable du programme Danae à l'AID.







