Le projet de changement de nom du parti présidentiel Renaissance fait grand bruit, provoquant l'ironie du quotidien La Nouvelle République. Ce dernier a consacré un éditorial à cette annonce, qualifiant la démarche de « plagiat ».
Le ministre Gabriel Attal serait à l'origine de cette idée de rebaptiser le parti du nom du quotidien, une appellation que le journal revendique « depuis plus de 80 ans ». Dans son éditorial, La Nouvelle République dépeint Attal comme timidement en quête de clarté, n’ayant pas daigné informer le journal de son projet.
Le quotidien rappelle qu'il écoule environ « 120 000 exemplaires chaque jour dans cinq départements ». La rédaction évoque un « hommage embarrassant » et critique à la fois la stratégie et le timing de cette décision, posant un réel questionnement sur les motivations derrière ce changement.
Une réaction critique et des clarifications
Malgré les rumeurs, l'entourage de Gabriel Attal assure qu'il a effectivement informé, il y a plusieurs mois, le directeur de La Nouvelle République, Olivier Saint-Cricq, de sa réflexion concernant le changement de nom. Bien que l'annonce soit attendue après les prochaines municipales, le nouveau nom est d'ores et déjà inscrit sur le siège du parti.
De son côté, RTL rapporte que Gabriel Attal s'est entouré de juristes afin d'éviter un conflit avec le quotidien. L'éditorial, signé par le directeur de la rédaction Luc Bourriane, termine par une pointe d'ironie, espérant que le parti ne tentera pas d'emprunter les anciens logos ou slogans du journal et l'invitant à se concentrer sur sa performance aux municipales, un scrutin où son parti peine à marquer des points.







