L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : un enjeu de santé publique

David Amiel souligne la nécessité d'une législation sur l'accès des jeunes aux réseaux sociaux.
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : un enjeu de santé publique
David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, était l'invité de "Tout est politique" sur franceinfo, jeudi 26 janvier. Il a répondu aux questions des journalistes Myriam Encaoua et de Nat

Invité de l'émission "Tout est politique" sur franceinfo, David Amiel, ministre délégué en charge de la Fonction publique, a clarifié les intentions du gouvernement sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Selon lui, cette mesure fait écho à une demande croissante de la population et serait facilitée par des outils technologiques efficaces.

Technologies et prédominance européenne

Amiel a insisté sur la faisabilité de cette interdiction, suggérant que des dispositifs technologiques existent déjà pour restreindre l'accès des jeunes à certains sites. Il a également souligné l'importance d'un cadre légal solide, en citant les avancées réalisées au niveau européen. "Le président de la République a œuvré pour que le droit national nous permette d'interdire l'accès aux réseaux sociaux en dessous d'un certain âge", a-t-il expliqué.

Ce cadre législatif en évolution vise à établir cet âge limite à 15 ans et à engager un dialogue technique pour assurer la mise en œuvre de cette interdiction. Amiel a affirmé : "Les technologies nécessaires à cette restriction sont déjà en place, il s'agit simplement de les utiliser efficacement."

Une question de santé publique

Le ministre a mis en lumière les enjeux que soulève l'accès des jeunes aux réseaux sociaux. "C'est un enjeu essentiel de santé publique", a-t-il déclaré, en référence aux nombreux problèmes tels que le harcèlement en ligne et l'exposition à des contenus inappropriés qui affectent la santé mentale des enfants. Il a ajouté que le temps passé sur des plateformes comme TikTok peut influencer négativement le bien-être des jeunes, aggravant des problèmes comme la dépression.

Un processus législatif accéléré

Interrogé sur la possibilité d'un référendum, Amiel a affirmé qu'il est crucial d'agir vite pour protéger les enfants, avec la proposition de loi soumise à l'Assemblée nationale qui devrait être votée aujourd'hui. "Nous avons l'opportunité de procéder rapidement grâce à la procédure législative accélérée", a-t-il précisé, tout en notant que certaines formations politiques, comme La France insoumise( LFI), font obstruction à cette avancée.

Souveraineté numérique

Changement de sujet, Amiel a également abordé la dépendance de la France aux outils numériques américains. Il a appelé à un plongeon vers davantage de souveraineté numérique, avec l'introduction d'un nouvel outil français, "Visio", pour remplacer des plateformes comme Skype ou Teams dans le service public. Selon lui, cette dépendance peut rapidement devenir un problème de sécurité, surtout en période de crise. "La prise de conscience de cette réalité est vitale", a-t-il conclu.

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