Entre nouveau mode de scrutin et propagande électorale, l'État va débourser plus de 40 millions d'euros par rapport aux élections de 2020, forçant ainsi les communes à puiser dans leurs budgets déjà difficiles.
La hausse attendue est de 42,6 millions d'euros pour les élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026. Un rapport parlementaire, relayé par RTL, attribue ce surcoût croissant à plusieurs facteurs, tels que les dépenses liées à la propagande électorale. En raison d'un accord avec La Poste, qui détient le monopole de la distribution, les coûts des tracts, professions de foi et bulletins envoyés par courrier coûtent près de 46 millions d'euros, marquant une augmentation de près de 90 % par rapport aux élections de 2020.
Des changements dans le cadre réglementaire expliquent également cette augmentation. En effet, une nouvelle loi stipule que les frais de sécurité des candidats menacés seront pris en charge par l'État, un coût estimé actuellement à plusieurs millions d'euros.
Une aide de l’État insuffisante ?
Par ailleurs, des grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille introduiront un nouveau mode de scrutin qui nécessitera un vote simultané pour les arrondissements et le conseil municipal. Cela se traduit par un besoin accru de bulletins, d'urnes et de personnel, entraînant une hausse des coûts de 15,6 millions d'euros. Les Lyonnais, par exemple, devront voter à trois reprises le même jour pour différents conseils.
Cette augmentation des coûts ne pèse pas seulement sur l'État ; les communes ressentent également cette pression. En effet, l'aide de l'État, inchangée depuis près de vingt ans, couvre à peine un tiers des dépenses réelles, et parfois même moins de 15 %. Ces chiffres montrent la nécessité pour les communes de réévaluer leur budget pour faire face à ces nouveaux défis financiers.







