Alors que les élections municipales approchent à grands pas, les cérémonies de vœux du mois de janvier prennent une tournure particulière. Avec le scrutin prévu les 15 et 22 mars 2026, les maires souhaitant briguer un nouveau mandat doivent naviguer avec précaution dans leurs discours. La Drôme-Ardèche, comme d'autres régions, voit les élus s'adapter aux nouvelles règles, instaurées en septembre dernier.
Un discours qui doit rester neutre et factuel
Les maires doivent composer avec des préceptes stricts. Ils ne peuvent faire la promotion de leur bilan ou de leurs projets futurs, au risque de voir leur élection contestée. Ce principe, inscrit dans le code électoral, vise à garantir l'équité entre les candidats. Michel Valla, maire de Privas, explique : "Les chiffres et les bilans sont à éviter, car cela pourrait donner un air de campagne électorale." Cette prudence se traduit en discours plus condensés, comme en témoigne Julien Cornillet, maire de Montélimar, qui a limité ses vœux à moins de 12 minutes, bien loin des 40 minutes habituelles.
La neutralité en ligne de mire
Simon Plenet, maire socialiste d'Annonay, souligne également l'importance de rester factuel : "L'exercice est fait pour garantir que tous les candidats sont sur un pied d'égalité." Son approche, tout en respectant les règles, vise à communiquer sur les réalisations passées de l’année 2025. À Valence, Nicolas Daragon a choisi un angle différent, en faisant ses vœux en tant que candidat, soulignant sa liberté vis-à-vis des comptes de la mairie. "Cela permet une distinction claire entre l'élu et le candidat", affirme-t-il, en précisant que ses vœux ont un coût significatif pour ses colistiers.
D'une manière ou d'une autre, chaque maire s'efforce de trouver un équilibre entre respect des règles et communication efficace. Le défi est de taille : comment s'adresser à la population sans transgresser des lois pensant protéger l'intégrité démocratique?







