Gregory Bovino, actuel commandant de l'ICE, l'agence chargée de l'immigration aux États-Unis, suscite de vives réactions à travers le pays. Cet ancien garde-frontière a su convaincre Donald Trump de lui confier ce poste redouté, ce qui a exacerbé les tensions autour des questions migratoires.
Sous son autorité, des agents souvent masqués opèrent dans l'ombre, tandis que Bovino, se présentant en homme de loi à l'allure assertive, s'impose en figure controversée. À 55 ans, avec son visage tiré et ses cheveux rasés, il se distingue dans ce paysage souvent polarisé.
Dans les rues, il est accueilli très différemment : de nombreux citoyens lui demandent un selfie tandis que d'autres l’interpellent avec véhémence. "Titre 8 de la loi immigration", rétorque-t-il, se justifiant face à ses détracteurs. Il n'y a pas si longtemps, il était un agent inconnu, chef de section en Californie, mais aujourd'hui, il est au cœur des débats sur l'immigration.
Originaire de Caroline du Nord, Bovino a toujours aspiré à cette carrière. Il confie au New York Times que son envie d’intégrer les forces de l’ordre a été éveillée par le film The Border avec Jack Nicholson, un classique de 1982 où un policier se retrouve muté à la frontière mexicaine.
Il met en scène ses arrestations sur les réseaux sociaux
Pour Bovino, mener des opérations contre les clandestins et démanteler les réseaux de passeurs est un engagement profond, loin d'une simple mise en scène. "Je me sens en phase avec ma mission. L'immigration doit être au service de notre pays, pour renforcer l'Amérique. Ce n'est pas ce qui s'est produit ces dernières années avec la vague d'immigration incontrôlée", déclare-t-il, illustrant son approche ferme et pragmatique face aux enjeux migratoires.
Des experts comme Jean-Pierre Sueur, ancien sénateur, estiment que l'arrivée de nouveaux migrants doit être gérée avec compassion et respect des droits humains. Dans une interview, il précise : "Il est essentiel de trouver un équilibre entre sécurité et humanité dans les politiques d'immigration. Les paroles de Bovino témoignent d'une vision stricte qui peut avoir des conséquences profondes sur des vies humaines." Ainsi, l'avenir de l'immigration aux États-Unis est plus qu'un simple acteur : c'est un véritable débat de société en cours.







