Les nuages s’assombrissent au-dessus de l’aéroport de Clermont-Ferrand. La compagnie low-cost Ryanair a annoncé son retrait à compter du 27 mars 2026, laissant les Auvergnats frustrés et inquiets pour l’avenir de leur mobilité.
Cette décision est un nouveau coup dur pour une région déjà en proie à des difficultés de transport. Dans son communiqué, l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne (Puy-de-Dôme) a confirmé que bien que les lignes vers Londres-Stansted, Fès et Porto affichaient de bons taux de remplissage, la compagnie irlandaise a décidé d’arrêter ses opérations.
La ligne vers Porto, particulièrement prisée par la communauté portugaise de la région, était essentielle pour maintenir des liens familiaux. Javier, membre de cette communauté, déplore cette situation : « C’était notre seule solution pour rejoindre nos proches sans devoir passer par des correspondances à Paris. »
Un cri du cœur pour une région oubliée
La réaction sur les réseaux sociaux ne s’est pas fait attendre. Un internaute s’est indigné : « Après le train, c’est quoi la prochaine étape ? » Les termes tels que « territoire oublié » et « retour à l’isolement » résonnent à travers les messages. La colère gronde, et la frustration est palpable.
Face à cette nouvelle crise, l’aéroport tente de relativiser la situation. Géré par Vinci Airports, il assure être en concertation avec d’autres compagnies pour ajouter des destinations, mais les résultats restent préoccupants. En 2025, l’aéroport n’a enregistré qu’environ 260 000 passagers, bien en-dessous des 420 000 d’avant la pandémie.
Ce départ difficile de Ryanair ne fait qu'aggraver les incertitudes qui pèsent sur le transport aérien auvergnat. Si l’aéroport espère encore attirer de nouveaux opérateurs, le chemin semble semé d'embûches. Comme l’a souligné le spécialiste des transports Jean-Pierre Millet dans une interview pour Le Monde, « le défi réside dans la capacité des acteurs régionaux à réagir rapidement pour redynamiser le secteur et renforcer les liaisons. »







