Visée par plus de 200 plaintes d’anciens élèves pour des violences commises depuis les années 1950, cette école catholique privée va définitivement fermer ses portes.
Il n'y a plus de doute. Comme nous l’annoncions vendredi, l’institut Bétharram fermera définitivement ses portes, selon des sources sûres confirmées ce lundi 26 janvier.
Alors que l'organisme financier des écoles catholiques avait déclaré jeudi que l'établissement, situé dans les Pyrénées-Atlantiques et visé par 217 plaintes pour violences physiques et sexuelles, fermerait au cours de l'été, le responsable de l'enseignement catholique avait ensuite tempéré ses affirmations, précisant que la décision finale n'était pas encore arrêtée. Aujourd'hui, la fermeture est officielle.
« Ce site est un symbole que nous devons quitter », a déclaré Pierre Vincent Guéret, président de la fédération des Organismes de gestion de l’Enseignement catholique (OGEC), lors d'une conférence de presse. « Nous devons clore ce chapitre blessant et permettre à la communauté éducative de progresser », a-t-il ajouté.
« Pas dans n’importe quelles conditions »
« L’objectif est de fermer le site mais pas dans n’importe quelles conditions », a poursuivi Guillaume Prevost, secrétaire général de l’enseignement catholique, soulevant diverses préoccupations relatives aux 160 collégiens et à leurs familles, ainsi qu'au personnel impliqué.
Le collège est censé déménager vers le site du Beau Rameau, à Igon, à seulement 4,3 km, où une école primaire et un lycée existent déjà. Le coût de cette opération de déménagement est estimé à 2,5 millions d'euros, et le projet doit être présenté « avant l’été », selon Guillaume Prevost.
Les répercussions de cette décision sont considérées comme un tournant pour l’enseignement catholique en France, illustrant une prise de conscience croissante autour des abus dans les établissements d’enseignement religieux. Comme l'explique Sophie Bernard, sociologue spécialisée dans l'éducation, « cette fermeture met en lumière la nécessité d'une réflexion plus large sur la protection des élèves et sur la responsabilité des institutions ».







