De la commission d’enquête sur l’audiovisuel public aux tracts de la campagne municipale, les groupes médiatiques sont l’objet de fréquentes opérations de déstabilisation…
Par Luc Bourrianne
L'impact de la récente commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public se révèle particulièrement préoccupant. En effet, l'ambiance inquisitoriale qui y prévaut, assortie des polémiques alimentées par le rapporteur, Charles Alloncle, met en péril la crédibilité de tout un secteur. Selon des sources telles que La Nouvelle République, la confiance envers l’audiovisuel s’effrite, exacerbé par des défauts de défense et une assurance mal placée des institutions concernées.
La confiance en la presse, dans sa capacité à rendre compte loyalement et à respecter le pluralisme, est fondamentale au bon fonctionnement de nos démocraties. Or, les mouvements populistes, par leurs discours, s'emploient à diminuer la légitimité et l’efficience de la presse. Ainsi, déstabiliser les grands groupes médiatiques ne s'opère pas toujours de manière directe.
Par exemple, dans ses tracts de campagne, la liste du maire de Tours suggère qu’elle augmentera son soutien aux médias associatifs et indépendants, insinuant que ceux qui évoluent au sein de grandes rédactions comme La Nouvelle République ou Ici Touraine ne contribuent pas au pluralisme. Cette idée est erronée, car ces médias sont essentiels pour garantir une diversité d’opinions, et leur audience ainsi que leurs équipes sont bien plus importantes que celles de certaines petites structures à la merci de financements instables.
Sous-évaluer les effets corrosifs de tels propos, même s'ils sont involontaires, participe à un relativisme inquiétant qui menace notre culture démocratique. Des experts, comme le sociologue Éric Favereau, soulignent que chaque attaque, même voilée, porte atteinte à l’intégrité de notre écosystème d’information.







