Près de deux ans après la tragique disparition de Nessim Ramdane, tué par un jeune de 14 ans à Paris, le procès de cet adolescent débute le 10 février. Pour Mélanie Giacomi, veuve de la victime, la peur de la réaction de leurs enfants face à la réalité de ce drame est insupportable.
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Le procès tant attendu a lieu ce 10 février, un moment de vérité pour les proches de la victime. Mélanie Giacomi, exprimant son angoisse, déclare : "Je suis terrorisée à l'idée du jour où ils comprendront réellement que leur père a été tué par un enfant à peine un peu plus âgé." Les circonstances de ce meurtre sont d'autant plus choquantes.
Une tragédie déclenchée sur les réseaux sociaux
En octobre 2024, le chauffeur de VTC, qui n'avait aucun lien avec le milieu criminel, perd la vie d'une balle dans la nuque, tirée par un mineur recruté via les réseaux sociaux par un détenu. Ce dernier, pensant que le jeune abattrait un narcotrafiquant rival, s'avère désillusionné lorsque son ordre mène à la mort d'un innocent.
Le commanditaire, devant la tournure tragique des événements, alerte la police depuis sa cellule pour dénoncer le tireur. Me Anne Santana-Marc, avocate de la famille de la victime, avertit que, malgré la gravité des faits, la peine encourue par le jeune homme sera atténuée par son statut de mineur. "Ce jeune homme risque une forte peine de prison, mais la loi prévoit que cette peine soit diminuée en raison de sa minorité par rapport à un adulte dans une situation similaire," précise-t-elle.
Le jeune mineur fait face à une peine pouvant atteindre 20 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le jeudi 12 février au tribunal pour enfants de Paris. Cette affaire soulève des interrogations profondes sur la violence juvénile et l'influence pernicieuse des réseaux sociaux dans la radicalisation des jeunes, des sujets souvent abordés par des experts comme le sociologue Pierre Verger dans ses études sur la délinquance juvénile.







