Au début de l'année 2026, la France, tout comme plusieurs nations européennes, intensifie ses efforts pour développer une capacité de production de drones militaires. Ces appareils se révèlent indispensables sur le terrain, notamment dans le cadre du conflit ukrainien, qui souligne de manière palpable leur importance stratégique.
Cette période a été marquée par des annonces significatives, parmi lesquelles la confirmation du partenariat entre Renault et la PME toulousaine Turgis Gaillard, dédié à la fabrication d'un drone militaire polyvalent. L'objectif est de répondre à une demande croissante dans le secteur, comme l'indique Marc Sontag, expert en sécurité : "La flexibilité des drones s'avère cruciale pour les opérations modernes.". De plus, la Direction générale de l'armement a récemment commandé des drones kamikazes de longue portée, inspirés des modèles iraniens, ce qui marque une avancée dans l'arsenal français.
Cette dynamique d’expansion se révèle nécessaire, car comme le soulignent nos confrères de Ouest-France, "la guerre en Ukraine a mis en évidence le retard que prend l'industrie française en matière de drones militaires". Les avis d'experts dans le domaine soulignent que la France doit encore résoudre des problèmes d'intégration et de spécialisation dans la production.
Les commentaires recueillis auprès des acteurs de la défense montrent un consensus sur l'urgence à combler ces lacunes pour maintenir une réponse efficace face aux défis militaires contemporains. L’analyste de défense Jean Dupuis conclut : "Investir dans une chaîne de production locale de drones pourrait transformer le paysage de notre sécurité nationale". Ainsi, même si des progrès notables sont réalisés, le chemin vers une autonomie complète en matière de drones militaires reste semé d'embûches.







