Ce mardi, lors d'un échange médiatique, Donald Trump a déclaré : "Je pense qu'il va nous aider" en référence à Emmanuel Macron, tout en ajoutant une touche d'ironie sur sa performance en matière de gestion, lui attribuant un "8 sur 10" pour sa réponse. L'arrière-plan historique souligne que le détroit d'Ormuz représente un axe vital par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial.
Alors que ces derniers temps les tankers se font rares, le président américain a annoncé un projet d'escorte pour sécuriser le transport de pétrole, un geste destiné à apaiser les hausses de prix, bien que les experts demeurent sceptiques quant à l'efficacité d'une telle opération sans coordonner avec les alliés.
"Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a ajouté Donald Trump.
Rappelons que la France a déjà piloté la mission EMASoH (European-led Maritime Awareness in the Strait of Hormuz) en 2020, en réponse à des tensions croissantes dans le Golfe, alors qu'elle menait des opérations de surveillance sans confrontation directe avec l'Iran. Selon un rapport de le ministère des Armées, la mission visait à instaurer une présence dissuasive et à préserver la libre circulation maritime.
En 2019, la zone était marquée par une vague de sabotages et d'attaques contre des navires, exacerbées par la tension entre les États-Unis et Téhéran après le retrait de l'accord sur le nucléaire. La France cherchait ainsi à établir une réponse autonome en Europe, évitant les repercussions d'une escalade militaire.
Le contexte a changé depuis, et les récents déploiements en mer Rouge mettent l'accent sur une approche plus offensive. La frégate Alsace a été mobilisée pour contrer les menaces directes, notamment contre les rebelles houthistes au Yémen. Avec des capacités renforcées, le navire a eu pour mission d'intercepter des missiles et de protéger des routes commerciales.
Emmanuel Macron a récemment annoncé une hausse significative des troupes françaises dans la région, y compris le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle avec plusieurs chasseurs Rafale. Ce renforcement s'inscrit dans un cadre de coopération accrue avec des alliés comme Chypre, accentuant les efforts pour contrer les menaces maritimes.
Cependant, en dépit de ces mesures, les discussions récentes au sein de l'UE n'ont pas abouti à une extension de la mission EMASoH au détroit d'Ormuz. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a confirmé qu'il y avait peu de volonté parmi les pays membres de s'engager activement dans un conflit au risque d'aggravations.
Dans ce climat d'incertitude, la réaction de la France, historiquement impliquée, reste une question cruciale face aux défis géopolitiques actuels.







