Ce vendredi, le Premier ministre a réaffirmé la nécessité de prendre des mesures pour contrôler le nombre croissant d'arrêts maladie, qui pourrait menacer l'équilibre budgétaire. Le gouvernement vise un déficit public de 5 % du PIB d'ici 2026.
Sébastien Lecornu a déclaré lors de sa réunion à Bercy : « Nous constatons une dérive très préoccupante concernant les arrêts maladie. Il est crucial d’intervenir rapidement pour éviter que cette situation n'aggrave notre déficit ». Il a ajouté que, sans actions ciblées, tout risque de devenir trop tard pour des résultats efficaces.
Des discussions avec les médecins libéraux
Les arrêts de travail abusifs sont au centre de vifs échanges entre le gouvernement et les médecins libéraux. Cette problématique a été examinée lors de plusieurs réunions à Matignon. Dans le cadre du projet de loi contre les fraudes, une mesure a été adoptée pour rendre non obligatoire la mise sous objectifs des médecins par l’Assurance maladie, en réponse aux inquiétudes sur les surprescriptions.
Sur une note positive, le gouvernement a enregistré une baisse inattendue du déficit public en 2025, tombant à 5,1 % du PIB, comme l'a rapporté l'Insee ce vendredi. Cette tendance est perçue comme un encouragement à poursuivre les efforts en 2026, pour atteindre l’objectif ambitieux de 5 %.
« Les résultats de 2025 nous poussent à être encore plus déterminés », a affirmé David Amiel sur TF1. L’appel à la maîtrise des finances publiques a donc pris un sens accru, avec les mots de Lecornu résonnant : « Il ne faut plus reculer sur cette voie, quels que soient les obstacles ».







