L'Opep+, qui compte 22 membres, dont l'Iran, va se réunir ce dimanche pour étudier une nouvelle augmentation de sa production de pétrole. Selon des sources proches, cette décision pourrait se traduire par une hausse des quotas, permettant aux principaux producteurs d'augmenter leurs volumes d'extraction si le détroit d'Ormuz, vital pour le transit pétrolier, venait à rouvrir. Ce rassemblement conjoint concerne principalement huit pays membres, qui essaieront de définir les quotas pour le mois de mai.
Lors d'une réunion précédente, l'Opep+ avait convenu d'une légère augmentation de 206.000 barils par jour pour avril, une démarche qui visait à trouver un équilibre face aux inquiétudes de surproduction dans un contexte géopolitique tendu, particulièrement avec l'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran. Alors que la guerre en cours a déjà causé des perturbations significatives dans l'approvisionnement pétrolier, les prix du brut ont récemment dépassé 120 dollars le baril.
Des experts du secteur, interrogés par BFM TV, soulignent que "le marché a besoin de chaque baril pouvant être produit", reflétant une urgence croissante dans l'industrie. De nombreux pays producteurs, tels que l'Arabie Saoudite, l'Irak et les Émirats Arabes Unis, ont dû restreindre leur production en raison de la situation instable dans le détroit d'Ormuz, qui représente plus de 20% des flux pétroliers mondiaux.
En parallèle, des alternatives d'exportation commencent à se dessiner. Par exemple, l'Arabie Saoudite a intensifié ses exportations via Yanbu, tandis que les Émirats continuent de tirer parti de l'accès à Fujaïrah, échappant ainsi aux restrictions imposées par la guerre. Cependant, une source anonyme a évoqué que les décisions concernant une pause ou une réelle augmentation de la production se feront selon les conditions des exportations et la situation sur le terrain.
La conférence dominicale est également couplée à une rencontre de suivi entre ministres, renforçant ainsi la nécessité d'un dialogue constant au sein de l'Opep+ pour naviguer dans cette période d'incertitude. Les membres de l'organisation sont sous pression pour montrer leur capacité d'adaptation et leur rôle sur le marché mondial face aux défis actuels.
"Nous devons réagir, au moins sur le papier", a confié une source de l'Opep+ selon des informations rapportées par Reuters.







