Le gouvernement russe a annoncé des compensations financières concernant le crash tragique d’un avion d’Azerbaïdjan Airlines, qui s’est écrasé fin 2024 avec 67 passagers à bord, assurant un vol reliant Bakou au Caucase russe.
Après plus d'un an de tensions, des responsables de la Russie et de l'Azerbaïdjan ont révélé ce mercredi avoir conclu un accord sur les conséquences de cet accident qui a causé la mort de 38 personnes. L’avion, un Embraer 190, avait initialement prévu d’atterrir à Grozny, mais avait été redirigé vers le Kazakhstan avant le drame du 25 décembre 2024.
Les ministres des Affaires étrangères des deux nations ont précisé que le crash était dû à une « action involontaire » d’un système de défense antiaérien havre. L’accord signé stipule également un soutien financier, bien que les détails soient encore à définir, comme l’a rapporté le Parisien.
Ce développement a été facilité par des discussions bilatérales entre Ilham Aliev, président de l’Azerbaïdjan, et Vladimir Poutine, et marque un tournant significatif dans leurs relations, historiquement marquées par la méfiance.
Des échos du MH 17
La coopération azerbaïdjanaise avec la Russie s’était détériorée après que le président Aliev a exigé des excuses formelles. Il avait alors accusé Moscou de vouloir dissimuler la vérité, tandis que Poutine a exprimé sa tristesse pour l’accident survenu dans l’espace aérien russe.
Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a évoqué de sombres souvenirs, comparant ce crash à celui du vol MH 17 de Malaysia Airlines en 2014, qui fut abattu au-dessus de l’Ukraine. Selon une enquête, cet incident avait été causé par un missile antiaérien BUK d'origine russe, soulignant une leçon tragique encore fraîche dans la mémoire collective.







