Ce mardi, les élus du Grand Figeac se sont réunis pour une deuxième session communautaire. Dans un contexte troublé, le président réélu, Vincent Labarthe, a tenu à faire le point après des scènes d'une installation tumultueuse, marquées par le départ inattendu d'une vingtaine d'élus des municipalités de Figeac, Capdenac-Gare et Capdenac-le-Haut. « Il est nécessaire que, devant vous, je puisse rétablir des vérités », a déclaré Labarthe, visiblement touché par les événements récents.
Au lendemain du second tour des élections municipales, le président a évoqué les dialogues avec les maires des communes. Il a encore affirmé avoir effectué sa propre introspection pour mieux appréhender la situation actuelle. Ce mois-ci, la municipalité de Figeac a particulièrement attiré l'attention avec l'absence notable de son maire, Philippe Landrein, et de 16 de ses collègues. Ce manque de représentation a été jugé « regrettable » par Labarthe, souhaitant que les élus se concentrent sur le travail à accomplir.
Une volonté d'ouverture affirmée
« Ma volonté d’ouverture était très claire : je cherchais à inclure des représentants de l’aire urbaine en tant que vice-présidents », a précisé Vincent Labarthe. À sa réélection le 7 avril dernier, il avait prévu de proposer trois postes de vice-présidents - deux à Figeac et un à Capdenac-Gare. Ce projet a toutefois été compromis par des divergences au sein des élus. Labarthe, qui a identifié cette démission comme organisée, a exprimé son incompréhension face à cette décision, tout en la respectant.
Regarder vers l'avenir
« Notre territoire attend et a besoin de réponses face aux enjeux qui sont nombreux. Nous ne pouvons pas nous permettre de stagner », a averti Labarthe. Il a également évoqué la nécessité de surmonter l’image perturbante véhiculée par cet épisode de début de mandat. Avec l’intention d'unir ses forces, il a déclaré : « Je suis ici pour constituer une équipe prête à relever le défi ». Applaudi par les membres présents pour ses propos engageants, le président a ensuite introduit un nouveau pacte de gouvernance, soutenu par la majorité des élus.
Les discussions ont principalement porté sur la mise en place d'une équipe exécutive. Quinze vice-présidents ont été nommés avec des attributions précises. Benoit Normand, premier vice-président, prendra en main le tourisme, tandis que Marylène Négron, deuxième vice-présidente, sera responsable de l’adaptation au changement climatique. D’autres vice-présidents se verront attribuer des domaines clés comme l’aménagement urbain et la gestion des ressources humaines.
Concernant les indemnités de fonction, une large majorité a validé la proposition de conserver les montants de l'ancien mandat, suggérant ainsi une continuité malgré les remous récents.







