Le Président de l'Exécutif corse, Gilles Simeoni, a rencontré ce mercredi 15 avril la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, pour discuter de l'inscription du projet d'autonomie de la Corse à l'ordre du jour de l'Assemblée avant l'été.
Il s'agit d'un développement surprenant concernant l'avenir institutionnel de la Corse, qui semblait à l'écart des priorités politiques. Pourtant, le texte de réforme constitutionnelle pourrait bien faire son apparition au calendrier parlementaire dans les mois à venir, selon des sources proches du dossier.
En effet, Simeoni, qui est actuellement en mission à Paris, a reçu des signaux positifs de la part de Braun-Pivet, laquelle aurait affirmé son soutien à ce projet. Cette capture politique est particulièrement bienvenue pour les parlementaires nationalistes, qui espéraient voir le projet avancer lors de la dernière session de réunion fin mars. La ministre de la Décentralisation, Françoise Gatel, avait alors expliqué que le report était nécessaire afin d'éviter un encombrement législatif en septembre, ce qui aurait freiné d'autres projets importants.
Tout reste à faire cependant, car il reste à obtenir l'aval crucial du Sénat. Gilles Simeoni a programmé des rencontres avec Gérard Larcher, le président de la chambre haute, afin de sécuriser un soutien. De plus, un rendez-vous avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a été demandé pour clarifier la position du gouvernement sur cette question vitale pour l'avenir de la Corse.
Cette dynamique pourrait marquer un tournant dans l'histoire politique de l'île et donner une nouvelle impulsion aux aspirations autonomistes des Corses. Comme l'a souligné Jean-Pierre Ferrandi, politologue à l'Université de Corte, "l'examen de ce projet est une opportunité unique pour redéfinir les relations entre l'État français et la Corse, malgré les défis qui persistent."







