Depuis mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, parcourt l'Europe afin de renforcer les alliances militaires entre son pays et ses partenaires. Le but principal de cette tournée est l'obtention d'un soutien en armement de la Norvège, de l'Allemagne, de l'Italie et des autres membres de l'Otan, dans un contexte où le retrait des États-Unis a laissé un vide inquiétant.
Alors que les tensions persistent en Ukraine, l'administration américaine semble délaissée le dossier, focalisée sur d'autres conflits. Comme l'indique l'Humanité, Zelensky explore les possibilités de solidifier le soutien en matière de défense aérienne de ses alliés européens. Sa première escale à Berlin a permis des discussions constructives avec le chancelier allemand, Friedrich Merz. Un partenariat stratégique a été formé pour améliorer la coopération militaire, avec un accent particulier sur un « accord bilatéral sur les drones ».
Une aide de 60 milliards défendue par l’Otan
Le gouvernement allemand a annoncé une aide substantielle de quatre milliards d'euros pour l'envoi de missiles Patriot et de systèmes de défense IRIS-T à l'Ukraine, illustrant ainsi l'engagement continu de l'Allemagne envers Kiev.
Avant de se diriger vers Rome pour rencontrer Giorgia Meloni, le président ukrainien a assisté à une réunion de haut niveau à Berlin. Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan, a réitéré la nécessité d'un soutien constant et a proposé un plan de 60 milliards de dollars (51 milliards d'euros) pour soutenir l'Ukraine jusqu'en 2026. « Nous devons nous assurer d'une aide continue, même face aux défis actuels », a-t-il insisté.
Les négociations entre Kiev et Moscou semblent enlisées, comme le souligne l'Humanité. Plus que jamais, Zelensky s’est de nouveau exprimé sur X, affirmant que la « priorité diplomatique pour l’Ukraine est la coopération en matière de défense aérienne » en ce moment.
Lors de cette étape italienne, il soulignera l'importance pour l’Italie de rejoindre le programme PURL, qui facilite l'accès aux armements américains pour les pays européens. Bien que l'Italie ait soutenu l'Ukraine en fournissant des armements, elle n'a pas encore intégré PURL.
Alors que la situation militaire s'intensifie, le général Oleksandr Syrsky a rapporté que les forces russes intensifient leurs opérations sur l'ensemble de la ligne de front de 1 200 km. « En mars, cette stratégie a permis de regagner environ 50 km² de territoire occupé », a-t-il ajouté, soulignant l'ardeur des combats en cours.







