Mardi 14 avril, l'Afrique du Sud a officiellement restitué des restes humains ainsi qu'une sculpture emblématique, l'oiseau du Zimbabwe. Cette statue en stéatite représente l'une des découvertes majeures faites dans les ruines de l’ancienne cité du Grand Zimbabwe, datant des XIe et XIIIe siècles, actuellement en rénovation grâce au soutien de l’Agence française de développement.
À la fin du XIXe siècle, un explorateur britannique avait mis la main sur cette œuvre, la décrochant de son piédestal avant de la vendre à Cecil John Rhodes, alors premier ministre de la colonie du Cap. Après la mort de Rhodes en 1902, la statue a été exposée dans son domaine au Cap, devenant un symbole controversé du colonialisme.
Les restes humains, comprenant ceux d’un chef tribal, seront étudiés lors de leur retour au Zimbabwe avant d’être rendus à leur communauté d'origine, comme l'a souligné Paul Damasane, représentant du gouvernement zimbabwéen. Cette restitution s'inscrit dans un mouvement international croissant pour le rapatriement des artefacts retirés de manière illégitime durant la période coloniale et souligne l'importance de la réparation historique. Des experts pensent que ces gestes peuvent aider à réparer les blessures du passé et favoriser un dialogue culturel enrichissant.







