La situation conflictuelle au Moyen-Orient a des répercussions directes sur le budget quotidien des Français. Selon un sondage réalisé par Elabe pour BFMTV, publié le 15 avril, plus de 60 % des répondants ont indiqué faire des concessions, principalement dues à l'augmentation des prix des carburants.
Parmi les renoncements, 37 % des personnes interrogées ont décidé d'annuler des voyages ou des week-ends, 33 % ont réduit leurs activités de shopping et 32 % ont choisi de ne pas sortir au cinéma, au restaurant ou dans d'autres lieux de loisirs. Ces renoncements touchent toutes les classes sociales, mais sont particulièrement ressentis chez les actifs, souligne l'étude. De plus, 59 % des répondants affirment utiliser leur voiture moins souvent à cause de l'augmentation des prix.
"Le renoncement aux trajets liés à la hausse du prix de l'essence touche davantage les automobilistes des zones rurales et ceux issus des classes populaires", constatent les auteurs de cette enquête.
Depuis le début des bombardements contre l'Iran le 28 février, le prix de l'essence a grimpé d'environ 15 %, alors que le diesel a connu une hausse encore plus marquée de 34 %, atteignant en moyenne 2,3 euros le litre.
Les sondés critiquent un soutien généralisé
Cette flambée des prix impacte gravement le budget de 46 % des Français, un chiffre en hausse de 3 % en seulement un mois. Les jeunes adultes, notamment ceux âgés de 25 à 34 ans, expriment un sentiment de préoccupation accru face à cette situation.
Pour y remédier, 78 % des sondés se prononcent en faveur d'une réduction des taxes sur les carburants, tandis que 72 % soutiennent l'idée d'aides ciblées pour les professionnels et les ménages à faibles revenus. En revanche, 52 % des interrogés s'opposent à une aide généralisée, jugeant que l'État ne peut pas se le permettre.
Le gouvernement, pour sa part, envisage d'intervenir par décret pour contrôler les marges bénéficiaires des distributeurs de carburant. Si cette option n'est pas encore mise en œuvre, l'exécutif travaille à s'assurer que ces marges restent raisonnables, par rapport à la période précédant le conflit, qui s'est intensifié il y a presque 50 jours. Cette initiative divise l'opinion publique : 52 % des Français estiment que cette mesure contribuerait à limiter la hausse des prix, alors que 47 % restent sceptiques.
Enfin, ce contexte de crise énergétique souligne l’urgence de réfléchir à des solutions à long terme pour faire face à l'imprévisibilité du marché international des combustibles.







