Des membres du Syndicat di i Travagliadori Corsi (STC) ont récemment fait une découverte troublante : une balise intégrée avec un microphone a été trouvée dans l'un de leurs véhicules. Lors d'une conférence de presse à Ajaccio, ce lundi, une cinquantaine de militants ont vivement dénoncé ces "méthodes d'un autre temps" et ont appelé les autorités à s'expliquer.
Jean Brignole, co-secrétaire général de la Haute-Corse, a exprimé son indignation : « Nous avons découvert cette balise dissimulée dans l’habitacle. Ce ne sont pas des pratiques que nous accepterons dans un pays qui se dit démocratique. » Un autre responsable, Jean-Toussaint Poli, a souligné que de telles méthodes rappelaient des "pratiques barbouzardes", insistant sur la nécessité d'une enquête approfondie.
En parallèle, l'avocate du STC, Laura-Maria Poli, a soulevé des questions pertinentes : « Si on veut viser un militant, on doit mettre un dispositif sur des biens qui lui appartiennent. On se pose donc la question de savoir si cette balise était destinée à surveiller l’intégralité des militants, ce qui soulève des préoccupations majeures. »
Cette situation a immédiatement suscité une onde de choc au sein du syndicat et a attiré l’attention des médias locaux. Selon des informations provenant de France Info, les syndicats insistent sur le fait que ce type de surveillance est inacceptable dans une société démocratique où les droits de l'homme sont censés être respectés.
Les militants du STC, maintenant déterminés à obtenir des éclaircissements, pourraient également envisager de lancer une mobilisation pour défendre leurs droits et garantir leur sécurité. Cette affaire soulève des questions préoccupantes concernant la protection de la vie privée et les conditions de surveillance dans la société moderne.







