Arrêté en décembre dernier à Olmeto après une cavale de cinq ans, Mickaël Ettori, 53 ans, a été de nouveau jugé. Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé, le 5 mai, une peine de 12 ans d'emprisonnement et une amende de 1,5 million d'euros, selon ICI RCFM.
Ettori, perçu comme le "financier" du groupe criminel, avait déjà été condamné par défaut en 2025 en raison de son absence lors des audiences. Lors de son procès, la procureure Isabelle Candau a décrit son rôle au sein de cette "association mafieuse qui a étouffé la Corse-du-Sud". Le jugement intervenu cette semaine a confirmé les réquisitions initiales de l'accusation qui évoquait entre 12 et 14 ans de prison et 1,5 à 2 millions d'euros d'amende.
Les réquisitions confirmées
Lors de l'audience, la procureure a insisté sur la gravité des actes d'Ettori, sachant que le tribunal le considérait comme un acteur essentiel dans les opérations de blanchiment d'argent. L'avocate de la défense, Charlotte Cesari, a exprimé sa déception face à un verdict qu'elle jugeait difficile à contester : "Le tribunal a jugé que le premier verdict était peut-être justifié, indépendamment de la présence d'Ettori. C'est compliqué d'espérer une remise en question d'un jugement antérieur".
La situation d'Ettori met en lumière la lutte continue que mène l'État français contre le crime organisé, un enjeu de sécurité et de justice qui affecte directement la société corses. Les experts s'accordent à dire qu'il est crucial d'adopter des mesures fermes face à la montée du crime organisé en France, et ces récentes décisions judiciaires marquent une étape importante dans cette lutte.







