Au début du procès en appel concernant le double meurtre de Poretta, qui s'est déroulé en 2017 à l'aéroport de Bastia, Christophe Guazzelli, l'un des principaux accusés, a surpris l'assemblée en affirmant qu'il porte "une responsabilité de culpabilité que [lui] seul porte". Ce ralentissement de l'affaire a eu lieu le 4 mai à Aix-en-Provence, alors que lui et d'autres accusés avaient précédemment choisi de ne pas comparaître.
Guazzelli, désigné par le parquet comme le tireur masqué, a déclaré : "Je compte participer aux débats, répondre aux questions", une déclaration qui marque un tournant par rapport à son attitude lors du premier procès. "Ce n'est pas une position nouvelle ; j'ai exercé mon droit au silence auparavant", a-t-il ajouté, soulignant une certaine évolution dans sa stratégie judiciaire.
Alors que Christophe Guazzelli prend du recul sur son implication, son frère, Richard Guazzelli, lui, rejette toute idée de culpabilité dans cette affaire complexe. Parmi les autres coaccusés, Cathy Chatelain, l'ancienne surveillante de prison, est la seule à reconnaître une part de responsabilité dans ce double homicide où deux hommes, Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilichini, avaient trouvé la mort.
En première instance, le tribunal avait condamné Guazzelli à 30 ans de réclusion, dont 20 ans de sûreté. Ce procès, initialement qualifié de "vengeance entre héritiers du gang de la Brise de mer", avait vu 13 condamnations et deux acquittements. L'appel, qui s'annonce riche en rebondissements, se poursuivra jusqu'au 3 juillet.
Des experts estiment que cette affaire met entre la lumière des pratiques criminelles encore en cours en Corse, où les règlements de compte demeurent fréquents. Les conséquences de ces déclarations pourraient avoir un impact significatif sur la perception du jugement et la décision des jurés.







