La fête touche à sa fin. Débutée le 1er mai sur un site militaire, cette free party a rassemblé entre 17.000 et 40.000 participants, selon les estimations. La préfecture du Cher a confirmé que six gendarmes ont été légèrement blessés lors d'échauffourées avec des fêtards dans la nuit de mardi à mercredi.
Les tensions ont atteint leur paroxysme vers 3h45, lorsque des participants ont violemment attaqué les forces de l’ordre avec des mortiers et d'autres projectiles, transformant le rassemblement en scène de chaos. Les autorités ont réagi fermement en procédant à des contrôles d’évacuation systématiques des festivaliers, conformément aux directives du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, qui s'était rendu sur place dimanche dernier.
Effectifs déployés et bilan des contrôles
Au total, 22.868 personnes et 10.315 véhicules ont été contrôlés depuis le début de l’événement, avec 18 interpellations à la clé, dont neuf placements en garde à vue. Dans un premier bilan, 63 armes ont été saisies, ainsi que 15 drones civils neutralisés, témoignant de l'ampleur des mesures prises par les forces de l’ordre. Ce bilan est alarmant, d’autant plus que le rassemblement intervient alors que le gouvernement français cherche à durcir la législation concernant les rave parties non autorisées.
« C'est une opération de grande envergure qui prendra plus de temps que prévu, » a déclaré un porte-parole de la préfecture. L'évacuation des derniers participants, estimés à moins de 3.000 vers 19h, est en cours et devrait se poursuivre toute la journée.







