Ce lundi 27 avril, six individus ont été arrêtés à Grenoble après avoir essayé de fabriquer des armes à l'aide d'une imprimante 3D. L'enquête menée par la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) a abouti à l'interpellation de ces hommes âgés entre 33 et 69 ans, décrits par le procureur de la République de Grenoble comme des "profils atypiques".
Ces individus partageaient une "vision pessimiste de la société" et se préparaient à d'éventuelles catastrophes ou guerres civiles. Leur projet de fabrication d'armes n'a pourtant pas été couronné de succès, notamment en raison de la nécessité d'utiliser du métal pour les canons, ce que l'imprimante 3D ne pouvait réaliser. Des plans d'armes et quelques prototypes ont été retrouvés lors des perquisitions.
Une fascination pour les armes
Les membres de ce groupe, aux tendances survivalistes, étaient également "fascinés par les armes". Deux des interpellés, les plus âgés, avaient déjà été condamnés pour des braquages. Leur intention n'était pas d'organiser un trafic d'armes, mais plutôt de les conserver en prévision d'un conflit futur. Ce lundi, trois d'entre eux ont été inculpés pour association de malfaiteurs, tandis que les autres comparaissent pour détention illégale d'armes des catégories B et C. Ils sont actuellement sous contrôle judiciaire en attendant leur procès prévu le 24 juin.
Ce cas inédit a marqué le Service Interdépartemental de la Police Judiciaire de l'Isère, qui n'avait jamais rencontré une telle situation auparavant. Selon Le Monde, ce phénomène de survivalisme s'est intensifié ces dernières années, reflétant des angoisses sociétales face à l'incertitude du futur.







