Le samedi 16 mai 2026, le navire Méga Express III, liant la Sardaigne à Toulon, a connu une traversée tumultueuse. Les passagers ont vécu des moments de terreur en raison d'une tempête violente, causant un retard de trois heures à l'arrivée.
Les mots "traversée apocalyptique" et "cauchemardesque" résonnent dans la bouche des rescapés de ce voyage. Selon Anthony, un passager qui voyageait avec sa famille, "On ne pouvait pas tenir debout et les vagues montaient jusqu'au pont 6 ou 7 !". Ce dernier a partagé son expérience au quotidien Var-Matin.
Des passagers malades et angoissés
Face aux conditions climatiques chaotiques, les passagers étaient sommés de rejoindre leurs cabines afin de prévenir tout accident. Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés sur le sol, en attendant que la tempête passe. "Tout le monde était malade", se souvient Anthony. "Ma compagne a passé près de 11 heures allongée, dans un état de grande souffrance", confie Romain, un autre témoin de la situation.
Fabien Agostini, directeur des opérations de Corsica Ferries, admet que "certains passagers ont été fortement incommodés par le mal de mer". Il ajoute que le personnel de bord a agi rapidement pour apporter soins et soutien aux plus affectés.
Véhicules abîmés
Une fois arrivés au port de Toulon, vers 21h30, les passagers ont dû patienter pour remplir les papiers nécessaires et faire des constats d’assurance. Les véhicules, laissés sans protection dans les garages, avaient subi de très nombreux dégâts. Anthony a partagé son désespoir sur Facebook : "Les motos n’étaient pas amarrées donc elles se sont baladées". Tout en relativisant, il a ajouté : "Heureusement ce n'est que du matériel".
Bien qu'il ait reconnu les défis rencontrés, Fabien Agostini a tenu à rassurer les passagers, en affirmant que "la sécurité du navire et des passagers n’a jamais été compromise". Ces événements soulignent la nécessité pour les compagnies maritimes de mieux préparer la sécurité de leurs passagers face à des conditions extrêmes.







