La justice avance rapidement dans une affaire fortement médiatisée. En avril, une juge d’instruction a été désignée pour examiner les allégations de viols aggravés portées contre le créateur de contenu AD Laurent, ancien candidat de téléréalité et personnalité controversée.
Selon Me Jean-Christophe Basson-Larbi, l’avocat de la plaignante, « la confirmation de sa nomination est intervenue par courrier courant avril. Bien que cela ait pris du temps, nous restons sereins », a-t-il déclaré à 20 Minutes, après avoir confirmé une information initialement diffusée par Le Parisien.
Le dépôt de cette plainte, réalisé en mars 2024, vise des faits qui auraient eu lieu en Australie, en 2018. La plaignante, qui demande à garder l’anonymat, porte un poids psychologique lourd, comme l’a précisé son avocat : « Elle est marquée par ce qu'elle a vécu, quelle que soit l’issue de cette affaire ». Son avocat souligne sa résilience malgré cette épreuve.
Un parcours émaillé de controverses
AD Laurent, de son vrai nom Adrien Laurent, est devenu célèbre grâce à sa participation à l’émission de téléréalité Garde à vous. Il a ensuite évolué vers l’industrie du divertissement pour adultes, notamment sur des plateformes comme MYM et OnlyFans. Sa forte présence en ligne, avec presque 1,8 million d’abonnés sur TikTok, a été marquée par des polémiques, notamment des accusations de propagation de contenus jugés toxiques.
Récemment, il a même été au cœur d'une requête gouvernementale pour la suppression de son compte sur TikTok, ce qui a entraîné une enquête sur l'impact de ses contenus sur les jeunes. Son avocat, Me Edouard Pontois, rappelle que la désignation d’une juge d’instruction est une procédure standard en France : « Il n’y a rien de nouveau », a-t-il dit. AD Laurent, selon son conseil, est « présumé innocent » et conteste fermement toutes les accusations portées contre lui.
La défense souligne également que son client ne connaît pas l'identité de sa plaignante, ajoutant un autre niveau de complexité à cette affaire. « Ce processus est automatique et prévu par la loi française », a expliqué Me Pontois, affirmant que son client reste serein face à la procédure judiciaire en cours.
Pour conclure, l'issue de cette affaire pourrait avoir un impact significatif non seulement sur AD Laurent mais également sur les discussions sociétales entourant la responsabilité des créateurs de contenu et l'implication des plateformes en ligne dans la diffusion de comportements problématiques.







