Plus d'une décennie après la tragédie qui a coûté la vie à Florence Arthaud, Alexis Vastine et Camille Muffat, quatre responsables de l'émission Dropped seront jugés pour homicide involontaire à Paris. Ce procès met en lumière des manquements graves relatifs à la sécurité durant le tournage.
Le 9 mars 2015, alors que l'émission de téléréalité Dropped, produite par Adventure Line Production (ALP) pour TF1, était en cours de tournage, un accident tragique a eu lieu entre deux hélicoptères dans la région de Villa Castelli, en Argentine. Ces appareils de type AS 250 Écureuil se sont heurtés en plein vol, entraînant la mort de dix personnes, dont trois sportifs français de haut niveau.
Les victimes incluent Florence Arthaud, navigatrice émérite, Alexis Vastine, boxeur, et Camille Muffat, nageuse médaillée. En plus des sportifs, cinq membres de l'équipe de production et deux pilotes argentins ont également perdu la vie dans cet accident.
« Tous les moyens matériels et humains ont été mis en place pour assurer la sécurité du tournage »
Les accusations portées contre les producteurs incluent une mauvaise gestion des budgets alloués à la sécurité aérienne et une sélection inadéquate des hélicoptères et des pilotes. De plus, les responsables n'ont pas respecté les vérifications nécessaires, telles que s'assurer que les pilotes avaient déjà volé ensemble.
« Les équipes d’ALP sont profondément attristées par cet incident. Tout en comprenant la douleur des victimes, elles veulent prouver que tous les moyens nécessaires ont été mis en œuvre pour garantir la sécurité », déclarent Me Mathias Chichportich et Clara Gérard Rodriguez, avocats de la production.
Selon les avocats, ce renvoi en correctionnelle marque une étape intermédiaire et ne vaut pas déclaration de culpabilité, offrant ainsi un cadre légal aux interrogations qui subsistent autour de cet événement tragique.
Le procès soulève également des questions plus larges sur la sécurité dans le domaine des productions de téléréalité en France, un sujet déjà traité dans divers médias, y compris Le Parisien et France Info, qui interrogent la responsabilité des producteurs dans la protection des participants.







