Le 10 avril dernier, un tragique incident s'est produit lors d'un exercice physique où un pompier volontaire a perdu la vie.
Mercredi 20 mai, le syndicat des pompiers volontaires a annoncé son intention de porter plainte pour homicide volontaire contre le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) des Landes, suite à ce drame survenu à Saint-Sever. Selon ICI Gascogne, l'accident a eu lieu durant un entraînement individuel, soulignant ainsi la nécessité d'examiner les responsabilités du Sdis.
Les revendications du syndicat pointent du doigt le cadre d'aptitude imposé dans les Landes. Contrairement à d'autres départements qui assurent un suivi médical et des entraînements encadrés, le Sdis des Landes, selon le syndicat, conditionne le maintien en service des pompiers à leurs performances lors des tests de condition physique.
Bruno Ménard, secrétaire général du syndicat, a précisé à ICI Gascogne que cette règle a été établie par une note de service émise en début d'année par le directeur départemental. Les pompiers volontaires, contrairement à leurs homologues professionnels, ne bénéficient pas d'un encadrement adéquat lors de leurs entraînements, ce qui les place dans une situation de vulnérabilité extrême durant ces activités.
Des risques accrus sans encadrement adapté
Cette absence de structure amène les pompiers à s'entraîner de manière autonome, par crainte de se voir retirer leur statut. Cette situation expose les volontaires à des dangers physiques majeurs, explique le syndicat, qui affirme que cela constitue une mise en danger de la vie d'autrui. Les pompiers professionnels, au contraire, ont accès à des périodes d'entraînement pendant leurs heures de garde avec un encadrement approprié, ce qui leur permet d'intervenir rapidement en cas d'urgence, un luxe que n'ont pas les volontaires.
Le syndicat déplore également que le Sdis des Landes tente d'échapper à ses obligations en affirmant que le pompier décédé était en train de s'entraîner « sur son temps personnel ». “On a un gars qui a donné des dizaines d'années de sa vie pour les pompiers. Maintenant, on lui dit qu'il était seul et que sa mort ne concerne pas le Sdis,” a déclaré Ménard, sous le choc de cette tragédie.
Dans les semaines qui ont suivi, un autre pompier volontaire a également souffert d’un arrêt cardiaque pendant un entraînement, rappelant ainsi la gravité de la situation. Contacté par ICI Gascogne, le Sdis des Landes n’a pas donné suite aux demandes d’interview.







