Entre le 24 mars et le 20 mai 2026, un immeuble de la résidence du Fleurs, à Nice, a été la cible de trois incendies criminels. Les résidents vivent dans une inquiétude constante et se relaient la nuit pour veiller sur leurs voisins. Trois plaintes ont été déposées par le bailleur social.
En seulement un mois, l'immeuble a subi plusieurs sinistres dont l'origine semble être volontaire. Le premier incident a eu lieu le 24 mars, suivi de deux autres le 15 et le 20 mai, respectivement.
Ces événements répétitifs ont créé un climat de terreur parmi les occupants. Une résidente, la cinquantaine, raconte : « Je ne dors plus, j’ai toujours peur qu’un feu se déclare pendant la nuit et de ne pas me réveiller à temps. La moindre ombre me fait sursauter », a-t-elle témoigné dans un article de Nice-Matin.
Un climat de terreur
Les résidents, immobilisés sous le choc, ont développé réactions de stress telles que l'insomnie et l'anxiété, poussant certains à consulter des psychologues. Une mère de famille a partagé : « Je suis sous traitement car je n’arrive plus à gérer la situation ».
Pour tenter d’apaiser leurs inquiétudes, des voisins se sont organisés pour se relayer la nuit afin de « s’assurer qu’aucune personne ne pénètre dans l’immeuble ». Selon plusieurs habitants, ces actes seraient des représailles liées aux activités de trafic de drogue dans le quartier, exacerbant ainsi la crainte généralisée.
Trois plaintes déposées
Côté bailleur, Côté d'Azur Habitat prend la situation très au sérieux, affirmant avoir agi rapidement pour sécuriser les lieux après chaque événement. « Nos équipes sont intervenues systématiquement pour sécuriser, évaluer les dégâts et entreprendre les démarches nécessaires pour remettre le bâtiment en état », a déclaré un porte-parole de l’organisation.
Le bailleur a enregistré trois plaintes auprès des forces de l’ordre, mais, jusqu'à présent, l’origine de ces incendies reste indéterminée. La situation continue d’inquiéter la communauté, qui espère une réponse rapide des autorités.







