Le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence a rendu son verdict : un jeune homme de 19 ans écope de trente mois de prison ferme pour avoir commis des actes de cruauté sur plusieurs chèvres, comme le rapporte 20 Minutes. Cette affaire choquante a lieu dans une ferme pédagogique des Bouches-du-Rhône.
Identifié comme Massoud S., un ressortissant afghan arrivé en France en 2025, le prévenu a été accusé d'avoir violé six animaux, dont une chèvre qui a tragiquement péri à cause de ces actes. Malgré des preuves accablantes, telles que la présence de son ADN sur les animaux et la localisation de son téléphone à plusieurs reprises autour de la ferme, Massoud S. a nié les accusations au tribunal.
Un flagrant délit découvert grâce à la vidéosurveillance
Les investigations ont été initiées en février lorsque la responsable de la ferme, Cassandra S., a constaté des comportements étranges affectant plusieurs chèvres. Les vérifications vétérinaires ont révélé des marques de ligature sur les pattes de certains animaux et des blessures au niveau génital, accompagnées de traces de sang.
Face à ces constatations alarmantes, une plainte a été déposée et un système de vidéosurveillance mis en place. Les images ont permis de capturer à plusieurs reprises une silhouette masculine près des enclos. C'est au début d'avril que Massoud S. a été interpellé, surpris en train de commettre l'acte, son pantalon baissé derrière une chèvre.
Une expertise psychiatrique réalisée pendant sa détention n'a révélé aucun trouble mental, bien qu'il ait exprimé une forme de "reconnaissance partielle" des faits lors d'entretiens. Cette contradiction a rendu difficile son explication des événements devant le tribunal. Après une heure de délibérations, les juges l'ont déclaré coupable, requalifiant les charges en "sévices ayant entraîné la mort" en raison de la perte de l'une des chèvres.
En plus des sanctions pénales, Massoud S. a reçu une interdiction permanente de territoire français et une inscription au fichier des délinquants sexuels. De son côté, la responsable de la ferme a exprimé son incompréhension face aux motivations du prévenu, espérant apporter davantage de lumière sur de tels comportements inacceptables.







