Les frais de route pour les vacances vont se ressentir. Le prix du pétrole continue de diminuer, avec le brut Brent sous la barre des 75 dollars le baril, un seuil franchi pour la première fois depuis le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Les contrats à terme pour août affichent une baisse de 3% à 74,73 dollars, tandis que le WTI s'est établi à 71 dollars le baril.
Depuis la mi-mai, le pétrole a perdu plus de 30%, faisant que les automobilistes ressentent également cet impact à la pompe. Actuellement, le gazole et le SP95-E10 se vendent en moyenne à 1,90 euro, comme le confirme l’AFP, et ce, suite à l'accord pour mettre fin aux hostilités entre les États-Unis et l'Iran.
Mercredi dernier, le SP95-E10 s’est établi à 1,902 euro le litre, tandis que le gazole s'est vendu à 1,907 euro, des prix les plus bas observés depuis le début du conflit. Ces mouvements de prix font suite à l'obligation des stations-service de communiquer leurs tarifs sur le site officiel gouvernemental.
Des baisses critiquées
Malgré ces baisses, Donald Trump a exprimé son mécontentement devant le rythme lent de la baisse des prix à la pompe. Il a accusé les grandes compagnies pétrolières de ne pas transmettre ces diminutions aux consommateurs et a demandé au ministère de la Justice d'enquêter sur cette situation. "Les prix de l'essence doivent baisser plus rapidement!" a-t-il tweeté, soulignant une dynamique de spéculation qu'il juge inacceptable.
"Les grandes compagnies pétrolières ne réduisent pas leurs prix à la pompe de manière proportionnelle à la forte baisse des prix qu’elles paient pour le pétrole. Ces prix chutent comme une pierre!" a-t-il publié sur son réseau Truth Social.
Alors que ces ajustements des prix du carburant se poursuivent, les experts en économie conviennent qu'une surveillance accrue serait bénéfique. Les observateurs notent que malgré la nette diminution des coûts du pétrole, des marges bénéficiaires élevées subsistent, ce qui pourrait expliquer la lenteur de la répercussion sur les consommateurs.
En conclusion, même si des répercussions positives sont attendues pour les automobilistes à court terme, les tensions géopolitiques et les stratégies des acteurs du marché pétrolier demeurent des enjeux cruciaux à suivre.







