Les parents de la jeune Lyhanna, disparue dans le Gers le 29 mai, sont désormais en possession des résultats d'autopsie concernant leur enfant, retrouvée sans vie le 4 juin. Ce rapport, rendu public par leur avocat Me François Roujou de Boubée, a suscité de vives émotions.
« Ils ont été entendus par les juges d'instruction en qualité de parties civiles. La route vers la vérité est encore longue », a déclaré l'avocat, insistant sur le besoin d'une poursuite des investigations dans des conditions appropriées.
Des conclusions préoccupantes sur la cause du décès
Dans un communiqué publié peu après, le procureur de la République d'Agen a souligné que, selon les experts, la cause du décès de Lyhanna ne peut être établie avec certitude. « Des examens supplémentaires en anatomopathologie et une analyse toxicologique sont nécessaires », a-t-il précisé. Aucune lésion traumatique cervicale n'ayant été décelée, des traces d'écchymoses aux membres ont néanmoins été constatées, mais celles-ci ne sont pas jugées responsables du décès, selon les experts.
Par ailleurs, des éléments combinés au rapport d’autopsie ont conduit à la conclusion qu'un viol avait été perpétré sur la victime, une révélation poignante qui a choqué le public et suscité un appel au respect de la mémoire de l’enfant.
Un appel à la dignité
Les parents de Lyhanna demandent que toute récupération politique de leur tragédie cesse. Me Roujou a déclaré qu'ils ne réagiront plus à aucune sollicitation, quelles que soient sa nature ou son auteur. « Ils appellent au respect de l'image de Lyhanna, qu'elle ne soit plus utilisée, en particulier par les technologies d'intelligence artificielle », a-t-il ajouté.
Cette affaire, qui a profondément touché le pays, souligne la nécessité d'une réponse judiciaire adaptée et d'une empathie envers la mémoire d'une jeune vie tragiquement perdue.







