La situation à Crans-Montana doit être prise très au sérieux après l'incendie dévastateur du Constellation, qui a tragiquement coûté la vie à 40 personnes et blessé 116 autres. Les gérants, Jacques et Jessica Moretti, font face à des accusations graves, dont homicide par négligence et incendie volontaire. Alors que l'attention médiatique se concentre sur cette affaire, la tension monte entre la communauté et les journalistes cherchant à rapporter les événements.
Récemment, plusieurs incidents ont été signalés. Un journaliste du quotidien suisse Blick a été agressé et menacé par des individus ayant des liens directs avec les Moretti, témoignant de l'hostilité croissante envers la couverture médiatique. "Je m’en fous, il n’y a personne qui filme, d’accord ?" a hurlé un agresseur dans une vidéo publiée par Blick.
Dans un autre incident, l'équipe de la chaîne italienne Rai Uno a également subi des menaces et des agressions alors qu'elle couvrait l'incident. Le journaliste Domenico Marocchi a décrit la situation : "Trois hommes sont sortis de leur voiture, agressifs, et m'ont bousculé". Il raconte que l'un d'eux a même tenté de frapper son équipe et de casser leur rétroviseur.
L'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, a exprimé la nécessité d'une protection accrue pour les journalistes, tandis que le ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a souligné que "la douleur des victimes doit être respectée, mais cela ne justifie pas la violence contre la presse".
Les Moretti ne sont pas de nouveaux visages dans le monde judiciaire. Jacques Moretti, en particulier, a un passé trouble, avec plusieurs condamnations en France, impliquant des affaires de recrutement illégal de personnel pour un salon de massage à Genève, selon des sources comme Dauphiné Libéré.
Alors que l'enquête continue, les autorités doivent naviguer entre la nécessité de justice pour les victimes et la protection des droits de la presse. Le ministère public du Valais décidera bientôt des suites à donner, alors que la pression pour garantir la sécurité des journalistes ne cesse d’augmenter.







