Les funérailles d'Alain Orsoni, récemment décédé dans des circonstances tragiques, se dérouleront samedi en Corse, mais son fils, Guy Orsoni, actuellement incarcéré, ne pourra pas y assister. Emprisonné pour une peine de treize ans pour une tentative d'assassinat en 2018, Guy a décidé de ne pas faire de demande de permission de sortie.
Alain Orsoni, ancien nationaliste et homme d'affaires respecté, a été tué au cours des obsèques de sa mère à Véro, provoquant un choc dans la communauté corse. Selon des sources, il aurait été touché par une balle tirée lors d'une exécution qui soulève déjà de nombreuses interrogations quant aux enjeux de pouvoir au sein du banditisme corse.
Des témoins présents sur les lieux décrivent une scène chaotique, tandis que les autorités, avec l'appui du parquet national anti-criminalité organisée, intensifient leur enquête sur cet assassinat. "Nous sommes en train de rassembler toutes les informations nécessaires pour percer le mystère de ce crime", déclare un responsable de l'enquête.
À la fois figure controversée et charismatique, Alain Orsoni a marqué l'histoire contemporaine de la Corse. Son engagement dans le mouvement nationaliste et plus tard dans le monde des affaires a suscité des réactions partagées. Les habitants de Véro se souviennent de lui comme d'un homme à la fois influent et clivant.
Des experts estiment que son décès pourrait exacerber les tensions entre les différents clans corses. "Cet assassinat ne pourrait que raviver des conflits latents", a commenté un analyste politique de la région.
Les obsèques, bien qu'intimement liées à la perte d'un proche, se dérouleront sous le regard vigilant de la police, témoignant d'une atmosphère de tension palpable. Les funérailles auront lieu au crématorium d'Ajaccio, sans passage au cimetière, une décision qui en dit long sur les circonstances tragiques entourant le décès d'Alain Orsoni.







