Le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a révélé ce jeudi à l'AFP que le décès d'Alain Orsoni, personnage emblématique du nationalisme corse devenu homme d'affaires, est survenu suite à un unique tir. Cette information soulève de nombreuses interrogations, notamment en raison de témoignages ayant évoqué plusieurs détonations entendues au moment des faits.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la balle ayant causé la mort d'Orsoni a également percuté son bras, provoquant plusieurs blessures sur son corps. Les enquêteurs ont précisé que la munition utilisée provient d'un « fusil de chasse, au sens large », sans pour autant apporter des précisions supplémentaires sur le type d'arme ou le calibre utilisé. La Provence rappelle que des investigations approfondies sont actuellement en cours pour clarifier cet événement tragique.
Les enquêteurs mettent également en lumière l'environnement dans lequel évoluait Orsoni, un contexte marqué par des frictions et des tensions à l'intérieur du paysage politique corse. Des experts en criminologie, cités par France Info, estiment que cette affaire pourrait être liée à des rivalités anciennes entre factions nationalistes. « La Corse est un territoire où les conflits de pouvoir sont fréquents et même s'il semblait pacifié, des rivalités peuvent toujours ressurgir », explique l’un d’eux.
Alain Orsoni, autant respecté que controversé, laisse derrière lui des interrogations sur son héritage et les conséquences de sa mort sur la scène politique corse. Les prochaines semaines s'annoncent cruciales pour comprendre les tenants et aboutissants de cette tragédie et pour déterminer s'il s'agit d'un acte isolé ou d'une nouvelle escalade de violence.







