L'assassinat d'Alain Orsoni, figure emblématique du nationalisme corse, a révélé une nouvelle facette des luttes de pouvoir sur l'île, après un tir unique ayant conduit à sa mort. Le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a confirmé qu'un seul tir, provenant d'un fusil de chasse, a abattu Orsoni, touché en pleine poitrine à une distance significative. Ce tir s'est produit lundi, lors des obsèques de sa mère dans le petit village de Vero, suscitant une onde de choc sur l'île.
Selon des sources proches de l'enquête, bien que le Pnaco ait confirmé l'existence d'une seule détonation, plusieurs blessures ont été relevées sur le corps de la victime, suggérant que la balle a perforé également le bras d'Orsoni. Le procureur d'Ajaccio a indiqué que cette exécution, marquée par la proximité de l'événement tragique, illustre la montée de la violence criminelle en Corse, déjà affligée par des conflits entre diverses factions.
Orsoni, âgé de 71 ans, était un personnage controversé ayant navigué entre divers secteurs d'influence, allant du militantisme nationaliste à des affaires lucratives. Son retour sur l'île pour les funérailles de sa mère a finalement tourné au drame, relançant les spéculations sur l'implication de groupes criminels dans cet acte. Le Pnaco, saisissant cette affaire au regard de son ancienneté, a ouvert une enquête pour meurtre en bande organisée.
Des experts en criminalité, tels que Frédéric Pichon, professeur à l'Université de Corse, soulignent que « l'assassinat d'Orsoni montre l'escalade préoccupante de la violence en Corse, où les anciennes rivalités entre nationalistes et bandes criminelles semblent raviver des tensions longtemps endormies ». En effet, les luttes internes au sein de la mafia corse ajoutent une couche de complexité à ce drame déjà tragique.
Les détails minimes autour de l'arme et du calibre sont encore à explorer, tandis que la police judiciaire d'Ajaccio ainsi que l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO) s'attachent à déterminer les circonstances précises de ce meurtre. La France s'interroge sur l'avenir de la Corse, alors que le Pnaco annonce des avancées réceptives dans l'enquête. Comme le rappelle le quotidien Le Figaro, ces événements renvoient à un passé tumultueux qui pourrait revenir hanter l'île.







