Le parquet national anti-criminalité organisée a confirmé qu'un unique tir a causé la mort du nationaliste corse.
Les investigations sur l'assassinat d'Alain Orsoni, figure emblématique du nationalisme corse, ont fait un pas en avant. Le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a indiqué mardi qu'une seule détonation a été à l'origine de la mort de cet homme de 71 ans. Selon des sources proches de l'enquête, Orsoni a été abattu d'une balle en pleine poitrine, ce qui a semé l'incompréhension et la stupeur sur l'île de beauté. Les détails de cet assassinat ajoutent à la tension ambiante, exacerbée par les luttes internes qui déchirent le milieu corse.
Le Pnaco précise que, bien qu'il n'y ait eu qu'un seul tir, plusieurs blessures ont été relevées sur le corps d'Orsoni, dont une balle qui a traversé son bras. Les enquêteurs tentent actuellement d'identifier le type d'arme utilisée, mais ils ont confirmé qu'il s'agissait d'un fusil de chasse. Les circonstances entourant le tir, qui aurait été effectué à longue distance, soulèvent des questions sur la planification de cette attaque, survenue lors des obsèques de la mère d'Orsoni dans le village de Vero.
Un climat de tension grandissante
La réaction des Corses face à ce meurtre est marquée par un sentiment profond d'inquiétude. Alain Orsoni, qui avait des liens étroits avec divers acteurs du milieu, avait récemment fait des allers-retours entre la Corse et le Nicaragua, et son retour pour les funérailles a déclenché un événement tragique. L'assassinat, qualifié de choc par de nombreux observateurs, pose la question d'une montée de la violence sur l'île.
D'autres sources, comme France 3 Corse, indiquent que le Pnaco s'est saisi de l'enquête, en coopération avec la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La police judiciaire d’Ajaccio et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO) sont en charge de l'affaire, qui pourrait révéler des liens avec des organisations criminelles bien établies, et des interrogations subsistent quant à la capacité des autorités à maîtriser la violence grandissante.
Ce meurtre soulève également des questions d'ordre sociétal : comment l'île, ancrée dans une histoire violente de nationalisme et de criminalité, peut-elle faire face à une telle tragédie ? Des experts comme le sociologue corse Jean-Claude Casanova affirment que ce drame était prévisible compte tenu des tensions encore présentes. Il estime que l'assassinat d'Orsoni pourrait être le révélateur d’une fracturation toujours présente dans la société corse.
Les autorités sont désormais sous pression pour garantir la sécurité des Corses face à cette violence récurrente, et les enquêtes s'intensifient, renforçant l'importance de la collaboration entre les différentes instances judiciaires pour lutter contre cette épidémie de meurtres. Les Corses attendent des réponses rapides et claires.







