Les sanctions économiques imposées par des pays occidentaux ont un impact sévère sur le secteur des hydrocarbures en Russie. Selon le ministère russe des Finances, les revenus tirés de la vente de pétrole et de gaz ont perdu près d'un quart de leur valeur en 2025, tombant à environ 8 467 milliards de roubles (93 milliards d'euros). C'est un niveau alarmant, le plus bas observé depuis 2020, où les revenus s'élevaient à seulement 5 235 milliards de roubles. Cette chute représente une baisse de près de 24 % par rapport à l'année précédente, où les recettes atteignaient 11 131 milliards de roubles.
Les dommages collatéraux sont immense : les marchés pétroliers souffrent non seulement des sanctions, mais également de la diminution des prix des hydrocarbures et d'un ruble fort, qui complique encore davantage les échanges internationaux. Les États-Unis ont récemment renforcé les sanctions en ciblant de grandes entreprises telles que Rosneft et Lukoil, tandis que l'Union européenne planifie l'interdiction totale des importations de gaz naturel liquéfié russe d'ici la fin de cette année.
La résilience des partenaires commerciaux : Chine, Inde et Turquie
Cependant, malgré ces défis, la Russie a trouvé des alliés prêts à acheter ses hydrocarbures. Des pays comme la Chine, l'Inde et la Turquie continuent d'importer d'importantes quantités d'énergie, souvent en contournant les restrictions par des circuits commerciaux moins transparents. Des experts s'accordent à dire que cette dynamique pourrait atténuer en partie l'impact des sanctions sur l'économie russe.
Dans un rapport de France 24, des analystes estiment que ces transactions, bien que bénéfiques pour Moscou à court terme, pourraient également forcer la Russie à s'aligner davantage sur les exigences de ses partenaires, surtout si ces pays deviennent ses principaux débiteurs. Les opinions divergent sur la durabilité de cette approche : certains considèrent que la dépendance à l'égard de ces pays pourrait à long terme nuire à la position géopolitique de la Russie.







