La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a récemment qualifié de "mythe" les assertions des pays occidentaux concernant de prétendues ambitions militaires de Moscou au Groenland. Cette réaction fait suite à l'annonce par l'OTAN d'un renforcement de ses troupes dans la région arctique, révélant ainsi des tensions exacerbées sur la scène internationale.
Au cours d'une conférence de presse, Zakharova a critiqué les États européens, les accusant de tenter de "créér des menaces pour la sécurité" de la Russie dans cette zone stratégique. Elle a affirmé que les déclarations de l'OTAN et des États-Unis augmentaient la provocation, cherchant à imposer leurs règles en Arctique.
La mission militaire initiée par le Danemark, impliquant plusieurs pays européens, a pour but de surveiller les activités russes et chinoises, comme l'a souligné le ministère allemand de la Défense. Selon certains experts, cette approche pourrait exacerber davantage les tensions dans une région où la coopération est essentielle.
Des diplomates français affirment que l'Union européenne doit jouer un rôle clé pour équilibrer la situation, surtout après que le président américain, Donald Trump, ait exprimé son intérêt pour le Groenland, affirmant qu'il s'agit d'une question de "sécurité nationale". Une telle déclaration a suscité des inquiétudes, le Danemark et la France appuyant une approche pacifique en Arctique.
Alors qu'un déploiement militaire accru est prévu dans les jours à venir, des voix s'élèvent en faveur d'un dialogue constructif pour apaiser les tensions. En effet, Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur français pour les pôles, a évoqué l'importance d'une "opération de dissuasion" afin de maintenir la paix dans cette région vulnérable.
Les déclarations de Zakharova, ainsi que les décisions militaires en cours, illustrent la complexité des relations internationales dans le cadre des défis globaux actuels.







