Le 15 janvier 2026, un incident marquant a eu lieu à l'Assemblée nationale lorsque le député Rassemblement national, Frédéric Pierre-Vos, a fait des remarques controversées lors d'un débat sur le pacte Dutreil. Sa déclaration, qui a fait référence au génocide rwandais, a soulevé un tollé général. "Ne pas confondre égalité et égalitarisme, c'est ne pas se transformer en Tutsi pour couper les Hutu sous prétexte qu'ils étaient plus grands", a-t-il affirmé. Ces propos ont été immédiatement qualifiés d'absolument inadmissibles par plusieurs de ses collègues.
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et social, a exclamé : "Comparer des enjeux économiques à un génocide où plus de 800 000 personnes ont été tuées est profondément choquant." Cette déclaration n'a pas manqué d'éveiller des répercussions, incitant d'autres députés à réclamer des sanctions à l'encontre de Pierre-Vos.
Hervé Berville, député Renaissance et orphelin tutsi, a jugé les propos "intolérables" et a souligné l'importance de reconnaître pleinement le génocide des Tutsi au Rwanda. Ce dernier a rappelé le poids historique de ces événements tragiques qui ne devraient jamais être banalisés.
Des réactions similaires ont fusé de divers membres de l’Assemblée, notamment de Boris Vallaud (PS), qui a demandé au bureau de l'Assemblée de se saisir du dossier pour évaluer la gravité des déclarations. "Des excuses doivent être faites", a déclaré Jean-Philippe Tanguy, membre du RN, précisant que son groupe honore les victimes du génocide rwandais, mais ces mots étaient visiblement insuffisants pour apaiser la colère manifeste des autres députés.
Cette situation met en lumière non seulement la nécessité d'une sensibilisation continue à l'égard des atrocités passées, mais également le besoin urgent d'une éthique dans le discours politique. Les propos de Pierre-Vos, loin d'être un incident isolé, témoignent d'une tendance alarmante où l'humour, et parfois le cynisme, prennent le pas sur la compassion et le respect. Cette évolution appelle à une réflexion profonde sur les valeurs véhiculées au sein des institutions publiques.
Les événements d'hier rappellent à tous que la mémoire des victimes, notamment celles du génocide rwandais, doit être jalousement préservée et respectée, comme l’a souligné un expert invité durant la séance. En résumé, face à l'analyse des propos, il est crucial que les parlementaires prennent conscience du poids de leurs mots et de l'impact qu'ils ont sur la société.
Propos choquants à l'Assemblée : un député RN compare la transmission d'entreprises au génocide rwandais
Des mots qui heurtent : un député compare des enjeux économiques à un génocide.







