Mohed Altrad, l’homme d’affaires à la tête du groupe de BTP portant son nom et du club de rugby de Montpellier, a récemment annoncé sa candidature aux prochaines élections municipales. Cette décision fait écho à sa tentative de 2020 où, malgré un score respectable de 18,12 % au second tour, il n'avait pas réussi à s'imposer. Dans un contexte où la gestion actuelle de la ville est remise en question, le septuagénaire compte fort sur cette nouvelle campagne pour faire entendre sa voix.
« Beaucoup choisissent le confort, moi j'opte pour le combat », a-t-il déclaré devant un public enthousiaste de 500 supporters. Altrad dénonce la gestion actuelle de la ville sous la direction du maire socialiste Michaël Delafosse, affirmant qu'elle ressemble à une « section du Parti socialiste », et promet de transformer Montpellier avec audace et ambition.
Des idées novatrices pour rehausser Montpellier
Lors de son discours, Altrad a esquissé plusieurs propositions qui visent à redynamiser la ville. Parmi celles-ci, la mise en place d'un couvre-feu à 22h pour les mineurs de moins de 16 ans, une mesure qui pourrait soulever des débats. Il a également promis la gratuite des cantines scolaires pour tous les enfants, une initiative destinée à soulager les familles en période de crise économique. Cette approche est applaudie par certains experts en politique sociale, qui estiment qu'elle pourrait favoriser l'accès à une alimentation équilibrée pour tous les enfants.
En outre, Altrad s’engage à créer 30 000 emplois pour faire de Montpellier une « ville zéro chômeur ». Sa vision ambitieuse inclut le maintien de la gratuité des transports en commun comme un « acquis », tout en promettant d'assainir les finances municipales et de remanier le plan de circulation pour réduire les congestions routières.
Abandon du projet de traitement des combustibles solides
Un autre point crucial de sa campagne est l'abandon du projet controversé d'une unité de traitement des combustibles solides de récupération (CSR) aux portes de Montpellier, qu'il considère comme une menace pour l'environnement local. Cette prise de position pourrait séduire les électeurs soucieux des questions écologiques.
Rappelons que lors de sa candidature précédente, Altrad était arrivé en troisième position derrière le maire sortant Philippe Saurel et Michaël Delafosse. Cependant, il devait faire face à une forte compétition pour s'imposer cette fois-ci, surtout avec les récents scandales de corruption qui l'ont touché. En décembre dernier, il avait été reconnu coupable, mais il a l’intention de tourner la page et de se présenter comme un candidat réformateur.
Les prochains mois seront cruciaux pour Altrad, qui espère transformer ses promesses en actions concrètes et gagner le soutien des Montpelliérains. Le paysage politique de la ville pourrait bien changer avec cette candidature audacieuse.







